15.6‒5.10

Cet été, du 15 juin au 5 octobre, Lausanne Jardins transforme les rives du lac en un laboratoire urbain d’innovations paysagères. Sur six kilomètres, de la Chamberonne à la Vuachère, une série de jardins éphémères explorant la thématique de l’eau offre une réflexion sur les enjeux actuels de la ville.

« Entre l’eau et nous » invite à repenser notre rapport à l’eau en milieu urbain et à explorer ses multiples facettes: non seulement en tant qu’eau potable ou source de rafraîchissement, mais également comme moyen de transport, productrice d’énergie ou habitat pour de nombreuses espèces animales et végétales.

À travers une approche intelligente de l’eau en ville, des synergies entre ces fonctions peuvent émerger.

Investir ce lien entre la ville, ses rivières, ses sols, sa végétation et son lac, montre comment, selon une approche « ville-éponge », l’eau peut jouer un rôle clé face aux changements climatiques, tout en améliorant le cadre de vie, la biodiversité urbaine et le bien être des habitant·e·s. Cette approche questionne aussi le lien entre la ville, ses rivières urbaines et son lac.

 

Ici et là, les jardins – tantôt poétiques, tantôt didactiques ou ironiques – dialoguent avec la ville sur ce thème. Ces installations font l’état des lieux des tendances et des enjeux de l’architecture du paysage, avec aussi l’intention de ramener le végétal là où on l’attend le moins.

Les quatre parcours à découvrir, du parc Bourget à la Tour Haldimand, soulèvent divers enjeux : les écosystèmes et les infrastructures écologiques ; la pratique du sport inclusif en plein air ; les espaces publics accessibles au plus grand nombre ; l’emprise et la cohabitation des différents types de mobilité sur l’espace public.

Soixante ans après Expo 64, le site représente aussi une occasion de réfléchir aux enjeux futurs d’un grand parc d’agglomération.

Au cours des derniers siècles, sous l’effet des processus naturels et des activités humaines, la rive s’est avancée progressivement sur le lac, gagnant ainsi en épaisseur. Si elle constitue un continuum paysager et bioclimatique, elle offre cependant de multiples visages en fonction de son appropriation par les usager·ère·s.